Qui a dit que le co-voiturage n’était réservé qu’aux étudiants ? Aujourd’hui tout se partage, se troque ou se loue entre particuliers ! Une approche largement plébiscitée, malgré quelques récents déboires. Petit tour d’horizon.

Si les sites Blablacar ou Airbnb sont les plus connus, cookening permet de préparer un repas à partager avec de parfaits inconnus ou lamachineduvoisin de mettre à disposition sa machine à laver. Oui mais pas que ! Sites de crowd-founding pour co-financer des projets novateurs (kisskissbankbank) ou de nouvelles révélations musicales (MyMajorCompany), achats mutualisés (laruchequiditoui), sites de location d’outillages ou de robots de cuisine, le développement de différents modèles dans différents domaines va bon train ! Y compris le troc entre entreprises (b2b-en-trade.com).

Cette économie parallèle se propage autant que notre capital se resserre. Et c’est bien là son réel point de départ ! Pour continuer à s’épanouir et à faire avancer ses projets dans cette grande ère capitaliste, l’individu devient à lui tout seul une entreprise. Au départ, son intention est pourtant légitime : faire des économies sur ses postes de dépense, courants ou occasionnels, tout en favorisant le lien social par la mutualisation et le partage, en s’inscrivant dans une consommation raisonnée à la mesure des préoccupations actuelles. Ouf ! Oui mais, le « lien social », « la conso raisonnée »… est-ce un réel leitmotiv ou juste de quoi se donner bonne conscience sur des démarches qui peuvent parfois être rémunératrices ?

Si certains se défendent de favoriser une nouvelle forme d’économie (mais une économie quand même !), les administrations ne voient pas toutes d’un bon œil ces transactions non réglementées et non soumises à la fiscalité ! Ainsi la DGCCRF aurait rappelé que le covoiturage doit être gratuit ou bien facturé dans la mesure où il correspond à un partage des frais réels, sans marge. Par ailleurs, la loi Duflot sur le logement devrait mieux encadrer les échanges tels que ceux pratiqués sur le site Airbnb. La régulation de ce nouveau marché reste donc à suivre !

Et si ces nouvelles formes de transaction (pas si nouvelles que ça, quand on pense aux jardins partagés lancés aux EU dans les années 70) apparentées à une « économie du bon sens » ne représentaient pas une menace ? Celle de devenir des auto-entrepreneurs ou entreprises individuelles avec l’appât de l’économie, du gain et d’une certaine indépendance et de développer une nouvelle forme de statut sans réglementation et donc sans protection ?

Quoiqu’il en soit, j’étais hier soir à l’Atelier des CM, au sein de l’espace collaboratif WeForge, je retourne à Paris ce week-end via Blablacar (avec un co-voitureur qui m’a promis une super ambiance électro..), je louerai probablement ma prochaine location de vacances d’été sur Airbnb (d’ailleurs, si vous cherchez un Plan sympa dans les Cinq Terres, testé l’an dernier, contactez-moi) et j’envisage de louer ma Citroën C2 sur CitizenCar (si quelqu’un a essayé… ?)