Définitions

Un geek est avant tout un passionné (parfois considéré comme un génie) dans un domaine assez singulier, parmi lesquels :

  • Les jeux de rôle, les jeux de cartes à collectionner (Magic),
  • Les jeux vidéo, l’informatique, la programmation,
  • Le cinéma, les séries télévisées,
  • Les mangas, la BD, les comics,
  • La science-fiction, la fantaisy,
  • Les sciences, la logique.

De fait, un geek adore l’informatique et/ou les mondes imaginaires. Le stéréotype du geek, c’est celui du jeune homme à lunettes, avec une peau peu nette et pâle, les cheveux longs, la barbe, un embonpoint prononcé (ou un corps de brindille, mais pas « normal »), une vie sociale peu épanouie et enfin, des difficultés à s’exprimer en public. Il suffit de prendre quelques uns des traits parmi ceux énoncés pour qu’aux yeux du public, on ait affaire à un geek. Et bien sûr, c’est ainsi qu’ils sont présentés à l’écran, dans le film La revanche des nerds, lors d’émissions de télé-réalité comme la peu imaginative The Beauty And The Geek ou encore, bien sûr, dans l’excellente série The Big Bang Theory. Cette dernière est d’ailleurs un excellent vecteur d’apprentissage des codes et clichés de la culture geek, du Salut Vulcain au Chat de Schrödinger en passant par les jeux de rôle AD&D.

Avec l’avènement de l’informatique, les jeux vidéo accessibles (grâce à la Wii, aux smartphone, etc.), et la large diffusion d’œuvres symptomatiques de la culture geek (Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Star Trek, le Trône de fer, les films Marvel & DC Comics, etc.), le terme « geek » est rentré dans les mœurs. Le terme geek s’est banalisé, et désigne désormais les technophiles en occultant tout le côté « mondes imaginaires ». Parallèlement, de nouveaux termes sont apparus et s’entendent de temps en temps : du nerd (l’intellectuel peu sociable à la pointe dans les sciences intellectuelles comme les mathématiques théoriques, la physique quantique, la biologie moléculaire, etc.) au gamer (« gros » joueur de jeux vidéo non occasionnels), en passant par l’otaku dont les passions ont uniquement attrait à la culture nippone, il y a de quoi faire. N’oublions pas le nolife, franglais pour « pas de vie », censé désigner celui qui consacre son temps à un domaine au détriment de sa vie sociale.

Bref, il convient désormais de distinguer les « vrais » des « faux » geeks. Une personne qui joue à Angry Birds, même énormément, n’est pas un geek mais un casu (ou casual gamer c’est-à-dire joueur occasionnel). Une personne qui chérit son iPhone est un consommateur Apple, un technophile wanna-geek. A contrario, seuls les fans invétérés du Trône de Fer, qui connaissent l’héraldique de la série et ses personnages peuvent encore être considérés comme des geeks. Idem avec Star Wars, le Seigneur des Anneaux, Star Trek ou l’univers Marvel.

Vous l’aurez compris, tout élément de la culture geek ayant intégré la consommation de masse en efface le sceau « geek ». En somme, le mainstreaming dégeekifie.

Dans la publicité

GoDaddy

GoDaddy est le numéro 1 mondial du nom de domaine (50 millions de noms). Durant le Superbowl 2013, la marque a diffusé une publicité où le mannequin Bar Rafaeli embrasse « un geek » (l’acteur Jesse Heiman), chacun illustrant les deux côtés de la marque, qui se veut à la fois « sexy » et « smart ». GoDaddy surfait ici sur le stéréotype du Geek, à la manière de la série TV The beauty and the geek. Cette publicité a été violemment critiquée, et a même été censurée (les plans avec la langue ont été supprimés). Mais la marque a réalisé son record de ventes le lendemain de la diffusion…

 

Anadolu Sigorta

Une société d’assurances turque, Anadolu Sigorta, s’est amusée à détourner le jeu vidéo Street Fighter 2. Lors de sa progression dans le jeu, le joueur, après avoir battu une poignée d’adversaires, est invité à détruire une voiture avec son personnage, dans un délai imparti : c’est un stage bonus uniquement destiné à rapporter des points. Le judoka Ryu est le personnage le plus emblématique de la saga Street Fighter. A noter que l’idée du stage bonus SF2 avait déjà été utilisée par Volkswagen en Chine mais cette fois, c’est la voiture qui gagne !.

 

Nike

Intitulée « Game On, World », cette publicité de Nike emprunte les codes des jeux Super Mario Bros & Donkey Kong, qui tous deux mettent en scène le célèbre plombier. De la structure des éléments jusqu’aux sons utilisés, tout y est : nous sommes dans un jeu de plateformes.

 

Air New Zealand

Peter Jackson, réalisateur des sagas « Le Seigneur des Anneaux » et « The Hobbit » a contribué par ses films à accroître l’attrait touristique pour la Nouvelle-Zélande. Air New Zealand re-éxploite à sa manière le monde créé par J.R.R. Tolkien pour rappeler ses consignes de sécurité avec humour.
Exploitant à fond le filon, une autre campagne, mettant en scène le personnel de la compagnie déguisé en elfes, nains, hobbits, etc. a également été diffusée, pour rappeler que la Nouvelle-Zélande est la première destination au monde des fans de Lord of The Ring.

 

Seat

La firme automobile espagnole a utilisé l’héroïne de jeux vidéo Lara Croft, pour vanter les mérites de ses différents modèles. C’était en 1998, déjà. Oui oui, l’année de la coupe du monde de football.

 

Volkswagen

Diffusée pendant le Super Bowl en 2011, la vidéo « mini Dark Vador » a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Le costume de Dark Vador, la musique de la guerre des étoiles et le son du sabre laser pour dévoiler le logo Volkswagen : tout y est.

 

Kia Motors

Le sud-coréen a récemment proposé une publicité inspirée par Matrix, où le choix entre la pilule bleue ou la pilule rouge, que Morpheus propose à Neo, devient celui entre la clé rouge ou la clé bleue. Dans les deux cas, il s’agit de passer dans un autre monde…
GE avait déjà utilisé Matrix pour vanter les mérites de ses hôpitaux connectés, où l’on retrouve cette fois l’agent Smith mais où la référence aux pilules est également présente (Smith propose à un enfant de choisir entre la sucette bleue ou la sucette rouge).

 

HootSuite

Le logiciel qui permet de gérer plusieurs réseaux sociaux à partir d’une même interface, très prisé par les community managers, a récemment revisité le générique de la série Game of Thrones, en se réappropriant parfaitement le concept de la série, à savoir différentes familles qui se battent pour le pouvoir. Ici, les familles sont les différents réseaux sociaux que le logiciel permet de monitorer simultanément.

 

Free

Free a un temps utilisé le personnage de Rodolphe, pour s’adresser expressément aux geeks : « Il a Free, il a tout compris ». Les dernières publicités de Free vantent les mérites de la Freebox v6 façon Apple (un défilement de fonctionnalités sur fond sonore).
Mais Free n’oublie pas le clin d’œil réservé aux geeks et l’heure de sa Freebox v6 est quasiment toujours à 13h37. Ceci dit, pour comprendre ce clin d’œil, il faut savoir lire le leet, cette manière d’écrire inventée par des geeks en informatique, consistant à remplacer les lettres par des chiffres (A=4, E=3, I=1, O=0, etc.) ou symboles graphiquement proches, de sorte à coder un message pour les profanes (les noobs), et à le réserver à l’élite (« Leet speak » signifiant Elite Speak). Il existe plusieurs degrés de codage, que chacun peut réadapter à loisir (cf. wikipédia) :

  • L33T 5P34K en codage de base ;
  • 1337 5p34k en codage léger ;
  • £33‡ šρ3@ķ en codage moyen ;
  • 1337 5|*34|< en codage normal ;
  • |_ 33¯|¯ _/¯|°3/-\|< en codage élevé.

 

American Express

La marque a exploité Pong, l’un des plus célèbres jeu vidéo. Deux raquettes (symbolisées par un trait), un fond noir et une balle (enfin un carré), et le premier jeu vidéo (sorti en 1967) était né. De la Deutsche Post à BMW en passant par American Express (ci-dessous), les références à ce jeu mythique foisonnent. C’est un peu la même chose avec PacMan ou Tetris, que l’on retrouve régulièrement, à toutes les sauces.

 

Alfa Romeo Mito

Sortie en 2009 et diffusée en France (mais sur un format plus court), cette publicité repend stricto sensu le concept d’un autre jeu mythique des salles d’arcade où l’on devait anéantir une menace extraterrestre de plus en plus présente à l’écran en tirant avec un petit vaisseau : Space Invaders, sorti en 1978. Vous avez d’ailleurs sans doute déjà remarqué de petits Space Invaders dans la rue…